13.02.2008

Il ne faut jamais vendre la peau de l'ours...

            Lorsqu’il s’agit de l’élection présidentielle américaine, il faut avouer que la France a une très forte envie d’ingérence. Des sondages sont même réalisés pour savoir pour qui les Français voteraient s’ils avaient le choix entre Hillary Clinton, Barack Obama, John  Mc Caine, Mike Huckabee… C’est dire le niveau de confusion dans lequel on se trouve !

           Plus grave : parce que nous considérons, à juste titre, que le bilan du Président Bush est déplorable, nous sommes convaincus que la Maison Blanche ne peut que revenir aux mains des Démocrates. Les Etats-Unis d’aujourd’hui vont moins bien qu’à la fin de l’ère Clinton. Les inégalités économiques se sont accrues, le déficit commercial est abyssal, la position internationale du pays a été largement dégradée par le bourbier irakien…et pourtant, il est tout à fait possible que le Grand Old Party garde la mainmise sur Washington

389498bb04708855c07bec55c6f1ebbe.jpg           Il semble aujourd’hui clair que c’est le sénateur de l’Arizona qui représentera le Parti Républicain au mois de novembre. Son statut de vétéran impose à le respect pour John Mc Cain et il reste, parmi les républicains, l’un des plus « modérés » (opposition à Guantanamo, par exemple). Il n’empêche que ses discours belliqueux, notamment à l’encontre de l’Iran, suscitent l’inquiétude.

       306b7d81c6f4c2bd34f8b2a449996a76.jpg    Et pendant ce temps là au Parti Démocrate…se déroule un phénomène intéressant :                                   deux personnalités, chacune issue d’un groupe jamais représenté à la Maison Blanche se livrent un combat à l’issue incertaine…au point de diviser profondément le Parti. Et c’est là qu’est le problème : il est possible (et c’est peut être même aujourd’hui l’hypothèse la plus probable) que la division de la gauche américaine contraigne le monde à faire avec encore quatre ans de plus d’une Amérique républicaine…

18.04.2007

Pleurs, sang et armes à feu en Virginie

Hier, lundi 16 avril, un triste record a été battu sur le campus de Virginia Tech   , en Virginie à environ 400 km de Washington.  Cho Seung-hui, étudiant de cette université a ouvert le feu, à priori à deux reprises, sur d’autres étudiants, réalisant un véritable carnage. A ce jour, 32 morts sont à déplorer, sans compter les blessés et, bien sûr, la création d'un traumatisme psychologique national. Naturellement, à Washington, la population était très choquée aujourd’hui par cet événement. Le Président Bush, accompagné de son épouse et du gouverneur de Virginie s’est aujourd’hui rendu sur le campus. Tout le monde a en tête la tristesse des familles et amis des victimes, et aussi, l'incompréhension de celle du meurtrier. Comment comprendre ce geste barbare ?

            Pourtant, ce n’est pas la première fois qu’un tel geste se produit. Michael Moore avait, il y a quelques années, réalisé un documentaire intitulé « Bowling for Colombine », cherchant à comprendre un événement similaire qui a eu lieu dans l’Etat du Colorado. Les faits datent de 1999. Un forcené avait aussi ouvert le feu dans un lycée Allemagne, il y a de cela quelques années. Ces gestes traduisent la violence avec laquelle la société est perçue par certains de ses membres.

            Plus que jamais, la question du contrôle des armes se pose. Le poids de la National Rifle Association, qui défend à Washington le droit des citoyens américains de disposer d’une arme à feu, est très déstabilisant. Celle-ci se base sur le deuxième amendement de la Constitution, qui garantit en effet le droit de porter des armes. Néanmoins, celle-ci a été écrite dans le cadre de la Bill Of Rights, dans un contexte révolutionnaire et de guerre civile. Les armes qui ont été hier des instruments d’affirmation de la liberté des patriotes américaines deviennent de dangereux instruments contre la société. Et ne pas le comprendre reviendrait à créer d'autres drames, toujours plus douloureux et meurtiers. Mais pour l'heure, c'est vers les personnes concernées de près par ce drame que notre pensée se dirige.

          

12.03.2007

John Edwards à UCLA

medium_IMGP1197.2.JPGC’est actuellement (déjà) la préparation des prochaines élections présidentielles aux États-Unis. Les candidats font campagne, pour l’instant, au sein des deux grands partis (Parti Démocrate et Parti Républicain) pour l’épreuve des primaires, càd pour obtenir la nomination de leur parti. 

 L’État de Californie, notamment pour le parti Démocrate est très important pour plusieurs raisons :

-c’est l’État le plus peuplé, donc qui élit le plus de « grands électeurs »

-c’est l’État le plus riche des États-Unis, qui peut procurer des fonds énormes aux candidats.

-c’est un bastion du Parti Démocrate. Le fait que le gouverneur actuel soir républicain tient davantage à la personnalité de celui que tout le monde ici appelle « Arnold » qu’à son affiliation politique.

medium_John_Edwards_2C_official_Senate_photo_portrait.jpg         John Edwards, sénateur Démocrate de Caroline du Nord, est donc venu promouvoir sa campagne sur le campus, avec essentiellement deux axes. Il souhaite d’abord renforcer le système d’assurance maladie, grâce à la suppression des impôts, accordées par le Président Bush aux 5% de foyers les plus riches. Edwards promeut une campagne mondiale, pour redonner leur prestige aux États-Unis, en soutenant la construction d’écoles en Afrique, et en s’engageant dans la lutte contre le SIDA, en contrant la stratégie commerciale des laboratoires pharmaceutiques. Âgé de 54 ans, Edwards est monté au sein du Parti Démocrate grâce à ses compétences de juristes, et en défendant Bill Clinton lors de la procédure d’impeachment lancée contre lui par les Républicains.

 

 

medium_480px-SenatorBarackObama.jpgmedium_445px-H_Clinton.2.jpg         Mais le candidat Edwards a du souci à se faire. Notamment, deux candidats, au sein du Parti Démocrate, sont susceptibles de lui ravir la nomination. Ces deux candidats sont en outre porteurs de nouveauté. L’un d’entre eux, Barak Obama, Sénateur de l’Etat d’Illinois, (photo de gauche) serait le premier candidat noir pour la Présidence dans un pays où les communautés afro-américaines restent bien souvent confinées dans les ghettos des grandes villes. L’autre prétendante est Hillary Clinton (photo do droite), qui deviendrait la première femme Présidente. Elle a en outre la sympathie de beaucoup    d’Américains.

          Cette intervention s’est déroulée à l’Américaine, avec drapeaux et sono, et s’est terminée par un « God bless you all ».