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13.05.2007
Une journée à Philadelphie
Aujourd'hui nous sommes allés découvrir une des villes les plus historiques des Etats-Unis. Philadelphie, en Pennsylvannie est la ville de Benjamin Franklin. C'est grâce à lui, qui a passé cinq ans à paris, que les Français ont décidé d'appuyer les colons américains dans leur rébellion contre les Anglais. Un fort sentiment pro-Français subsiste donc dans cette ville où l'on sait ce que les Etats-Unis doivent à la France.
De nombreux monuments rappellent cette conquête de la liberté : la Liberty Bell, l'Independance Hall, le National Constitution Center. On peut y admirer les originaux de la Constitution ou des Articles de la Confédération.Philadelphie est aussi connue pour une toute autre raison : le Philly Steack, qui est un steack bourré de fromage. Assez lourd, mais pas mauvais !
La liberty Bell, l'un des symboles de l'émancipation des colons
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10.05.2007
Happy -birth-holidays, Mr President !
A peine élu, M. Sarkozy a déjà déclenché une première polémique. Provocation ou mauvaise foi de l’opposition ?
Moins d’une semaine après son accession à la magistrature suprême, le président de l’UMP a annoncé ses premières mesures. Parmi elles, on trouve la défiscalisation du revenu des étudiants et la suppression de certains droits de succession. Ces deux mesures ne semblent pas être mauvaises,. La première permet en effet à certains étudiants, qui font des travaux, souvent pénibles, durant l’été, de ne pas perdre l’équivalent de leur salaires en suppression de bourses ou en impôts supplémentaires pour leurs parents. La deuxième est juste, car elle ne concerne que 95% des héritages, les plus modestes. Les grandes fortunes resteront donc soumises à cet impôt.
L’annonce de ces mesures imminentes était plutôt de bon augure, mais le Président a gâché cela avec une nouvelle maladresse. On ne peut pas reprocher à M. Sarkozy d’aller en vacances, après une campagne très éprouvante et des longs mois d’activité au Ministère de l’Intérieur. Et il n’est pas le seul Homme politique à le faire sur un yacht, les amis de F. Mitterrand devraient se remémorer à ce titre le début des années 90. D’autant plus que les yachts étaient probablement payés par de l’argent gagné moins honnêtement que celui des amis actuels de Sarkozy.
Néanmoins, un Président doit être attentif aux signaux qu’il envoie. Hors, la soirée d’élection passée au Fouquet’s suivie des trois jours sur un yacht, suivant immédiatement l’élection cadrent mal avec un Homme qui a fait la campagne sur le thème du rassemblement, de la volonté d’être le Président de tous les Français. C’est d’autant plus gênant que, M. Sarkozy en vacances, les banlieues s’embrassent pour une cause directe de son élection. Il aurait été souhaitable que l’ancien ministre adresse un message à ces jeunes qui le redoutent tant. Un candidat à la Présidentielle peut se permettre d’être provocateur, mais pas un Président de la République, qui se doit d’être rassembleur.
09:00 Publié dans Politique française | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09.05.2007
Succès royal pour Sarkozy
Fin du « faux » suspense. Dimanche soir, avec plus de 53% des suffrages, Nicolas Sarkozy est devenu le 6e Président de la Ve République. Il faut noter le taux record de participation, de l’ordre de 87%.
Que penser de ce résultat ? Il a le mérite d’être clair. Les Français ont indiqué, à travers le choix de M. Sarkozy un désir de « rupture ». Le résultat est donc encourageant car il n’est ni ambigu, ni contestable, et devrait permettre à l’UMP de disposer d’une majorité à l’Assemblée Nationale afin de mettre en place les réformes qu’elle s’est engagée à mener à bien.
Contrairement aux ténors du PS, je pense qu’il faut saluer la performance de Mme Royal. Elle a, il est vrai, perdu l’élection mais a rassemblé sur son nom plus de 17 millions de bulletins de vote. En nombre de voix, c’est historique. En termes de pourcentage, c’est seulement un peu moins bien que Lionel Jospin en 1995. Lorsque l’on sait la modération (c’est le moins que l’on puisse dire) des ténors du PS pour la soutenir, et la puissance politique du candidat (depuis 5 ans) Sarkozy, le soutien de certaines personnalités de gauche (Eric Besson n’est pas le seul) au candidat UMP et l’impact psychologique des sondages, donnant tous M. Sarkozy gagnant depuis janvier, on aurait pu imaginer plus mauvais score. Nicolas Sarkozy lui a d’ailleurs manifesté son « respect » (une bonne leçon pour les militants de l’UMP, qui étaient tentés de la huer). Enfin, l’affection et la confiance que lui ont démontré les militant à Paris dimanche soir après la défaite montrent que Royal pourrait prendre la tête de l’opposition au gouvernement pour les cinq années à venir. Son statut d’opposante à Nicolas Sarkozy dans cette élection lui permet d’incarner cette position.
Mais, comme toujours dans les élections présidentielles, les événements à venir seront déterminants, en particulier la composition du gouvernement qui ne devrait pas être connue avant le 16 mai, date à laquelle le nouveau Président prendra ses fonctions.
04:50 Publié dans Politique française | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : élection présidentielle, sarkozy, royal, 2007
06.05.2007
La France de toutes nos forces ...
Le peuple français a parlé, et avec une forte mobilisation (84% de votants). Cette élection a eu le mérite de clarifier le paysage politique. Il y a désormais cinq blocs, l’extrême gauche, l’extrême droite, le centre, la droite et la gauche. Cela confirme ce qui était dessiné par la liste des candidats. Chaque extrême pèse, plus ou moins, 10% du corps électoral. Droite et Gauche sont autour de 30% chacun. Et, phénomène nouveau, le Centre est à 20%. Cela s’explique probablement aussi par une excellente campagne de François Bayrou, qui est parvenu à mobiliser de nombreux français insatisfaits du duel annoncé UMP/PS.
Ce scrutin a été marqué par une forte personnalisation des candidats. Le duel Sarko/Ségo semble avoir motivé de nombreux électeurs. Pour autant, le rejet de cette issue s’est aussi traduit par une montée du candidat Bayrou, qui a triplé son score en cinq ans. Il semble bien parti pour imposer un nouveau courant dans la vie politique française (le futur Mouvement Démocrate). A ce titre, les législatives apparaissent comme une épreuve pour savoir si ce courant a la capacité de se maintenir.
Les yeux sont désormais braqués sur le second tour. Si les reports de voix au sein de la gauche en faveur de Ségolène Royal (PS), et ceux de Ph. De Villiers (MPF) en faveur de Nicolas Sarkozy (UMP) ne devraient pas poser de problème, il n’en va pas de même pour les autres candidats. Le Pen, reprochant à Sarkozy d’avoir marché sur ses plates-bandes, a incité ses électeurs à s’abstenir, alors que l’extrême gauche soutient massivement Ségolène Royal. Il y a donc essentiellement deux inconnues :
-la proportion dans laquelle les électeurs de JM Le Pen (FN) vont reporter leurs voix sur le candidat de la droite traditionnelle.
-la façon dont laquelle les électeurs de M. Bayrou vont se partager. Le candidat UDF a aujourd’hui annoncé qu’il ne voterait pas pour M. Sarkozy. Cette déclaration, si elle ne représente pas tous les élus du partis, est susceptible d’avoir du poids. Les électeurs ont en effet voté pour M. Bayrou, pas pour l’UDF.
Un autre élément déterminant sera le niveau de participation,. Avec un peu de chance, il sera aussi bon qu’au premier tour !
Le candidat élu n’aura pas pour autant terminé sa mission … la bataille des législatives s’annonce en effet rude, d’autant plus que nous allons vers une chambre tripartite (UMP, PS, MD). La politique française pourrait donc avoir encore quelques surprises pour les semaines à venir …
06:52 Publié dans Politique française | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : election presidentielle, 2007, sarkozy, royal, bayrou




