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29.03.2007

Chicago, "the windy city"

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Chicago, dans ma mémoire, restait une ville largement associée à la Prohibition, au personnage d’Al Capone. Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir en la capitale de l’Illinois une ville sans doute bien plus calme que ne l’est Los Angeles. Dans les classements des villes américaines les plus dangereuses, Chicago fait largement mieux que New-York, Los Angeles ou encore Washington. Les inégalités y sont également moins flagrantes à première vue, ce qui ne signifie pas que Chicago n’ait pas ses « ghettos ». Ce que l’on reproche le plus fréquemment à la capitale de l’Illinois est son climat, moins envieux, dit-on, que celui de la Californie.

La ville abrite de nombreux sièges sociaux, d’où une omni-présence de gratte-ciels dans le centre ville. Néanmoins, ce n’est pas une ville administrative. Les bords du Lac Michigan et le Chicago Pier sont très animés, d’autant plus qu’on a une ample vue des tours souvent de couleur marron, rouge ou noire.

  De par son animation, son goût des parcs, et des places aménagées pour les piétons c’est clairement une ville de l’Est, déjà plus proche des villes européennes que ne l’est Los Angeles. Chicago assure d’ailleurs la transition entre l’Est et l’Ouest des EU. Les passagers voulant aller de Los Angeles à la côte Est en train doivent transiter par Chicago Union Station. Et l’aéroport de Chicago O’Hare est premier (international) en nombre de passagers en 2006.

 

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Mais parfois, une image vaut mille mots, je vous laisse donc regarder l’album photos de Chicago.

Et, pour finir, contrairement à l'habitude, une petite anecdote personelle. Alors que j'étais en Chicago, en vacances entre mon dernier trimestre à UCLA et mon stage à Washington, j'ai rencontré l'ami d'un ami, de Sciences Po Rennes, qui venait d'achever son stage à Washington. Le monde est petit ...

 

 

12.03.2007

John Edwards à UCLA

medium_IMGP1197.2.JPGC’est actuellement (déjà) la préparation des prochaines élections présidentielles aux États-Unis. Les candidats font campagne, pour l’instant, au sein des deux grands partis (Parti Démocrate et Parti Républicain) pour l’épreuve des primaires, càd pour obtenir la nomination de leur parti. 

 L’État de Californie, notamment pour le parti Démocrate est très important pour plusieurs raisons :

-c’est l’État le plus peuplé, donc qui élit le plus de « grands électeurs »

-c’est l’État le plus riche des États-Unis, qui peut procurer des fonds énormes aux candidats.

-c’est un bastion du Parti Démocrate. Le fait que le gouverneur actuel soir républicain tient davantage à la personnalité de celui que tout le monde ici appelle « Arnold » qu’à son affiliation politique.

medium_John_Edwards_2C_official_Senate_photo_portrait.jpg         John Edwards, sénateur Démocrate de Caroline du Nord, est donc venu promouvoir sa campagne sur le campus, avec essentiellement deux axes. Il souhaite d’abord renforcer le système d’assurance maladie, grâce à la suppression des impôts, accordées par le Président Bush aux 5% de foyers les plus riches. Edwards promeut une campagne mondiale, pour redonner leur prestige aux États-Unis, en soutenant la construction d’écoles en Afrique, et en s’engageant dans la lutte contre le SIDA, en contrant la stratégie commerciale des laboratoires pharmaceutiques. Âgé de 54 ans, Edwards est monté au sein du Parti Démocrate grâce à ses compétences de juristes, et en défendant Bill Clinton lors de la procédure d’impeachment lancée contre lui par les Républicains.

 

 

medium_480px-SenatorBarackObama.jpgmedium_445px-H_Clinton.2.jpg         Mais le candidat Edwards a du souci à se faire. Notamment, deux candidats, au sein du Parti Démocrate, sont susceptibles de lui ravir la nomination. Ces deux candidats sont en outre porteurs de nouveauté. L’un d’entre eux, Barak Obama, Sénateur de l’Etat d’Illinois, (photo de gauche) serait le premier candidat noir pour la Présidence dans un pays où les communautés afro-américaines restent bien souvent confinées dans les ghettos des grandes villes. L’autre prétendante est Hillary Clinton (photo do droite), qui deviendrait la première femme Présidente. Elle a en outre la sympathie de beaucoup    d’Américains.

          Cette intervention s’est déroulée à l’Américaine, avec drapeaux et sono, et s’est terminée par un « God bless you all ».

 

 

02.03.2007

Bayrou, l'Homme à abattre ?

«  Mais euh … 4% » Il est bien loin le temps de la campagne électorale de 2002, où le Président de l’UDF, tête de turc des Guignols de l’Info, se partageait les miettes des suffrages aux côtés des autres « petits » candidats. Bayrou joue désormais dans la cour des grands. Depuis plusieurs semaines, en effet, les média se sont emparés du phénomène. L’IFOP le donne à 19 %, 6.5 points derrière Ségolène Royal (PS). Son électorat, tiennent à rappeler les instituts de sondage, reste fragile. En gros, ils mettent en garde contre un scénario similaire à celui connu par JP Chevènement, à qui on a prêté bien souvent la place de 3e homme, et qui est finalement arrivé très loin derrière les principaux candidats, qui n’étaient pas, en outre, ceux attendus ! Mais, le nombre croissant de ceux qui croient en la victoire du centriste peuvent conforter leurs certitudes en observant les courbes de l’élection présidentielle de 1995. Au mois de janvier, Jacques Chirac, alors derrière MM. Jospin et Balladur, n’était pas plus haut dans les sondages que ne l’est aujourd’hui François Bayrou. Et surtout, ce dernier l’emporterait vraisemblablement dans tout duel l’opposant à l’UMP ou au PS au second tour.    

 

 Il semble donc que François Bayrou ait réussi le pari qu’il s’est lancé il y a cinq ans en refusant de rallier l’UMP : installer le centrisme dans la vie politique française. Qu’il soit ou non au second tour, qu’il soit ou non Président de la République, il aura su imposer l’UDF comme force avec laquelle il faut compter. Certains aspects de sa campagne sont particulièrement intéressants. Il est ainsi, parmi les quatre « grands » candidats (N. Sarkozy, S. Royal, et J.M. Le Pen étant les trois autres), le seul à prendre réellement en compte dans son programme le problème de l’endettement de l’État. Mme Royal y va à grand coup de propositions démagogiques et généreuses, sans parvenir à convaincre sur le financement. M. Sarkozy, élu candidat de l’UMP à l’issue d’un congrès qui aura coûté 3, 5 millions d’euros, ne semble pas avoir le goût de l’économie. Ses déclarations, dénonçant l’impuissance de l’UMP comme celle du PS, sonnent juste et il est certain qu’il énonce des vérités. Bayrou a, en outre, acquis le sens de la formule : « Proposer la Rupture lorsque l’on est au Gouvernement depuis 5 ans, et la qualifier de tranquille, quand on s’appelle Nicolas Sarkozy, on pourrait difficilement faire plus éloigné de la réalité ! » No comment !  

 

Néanmoins, une victoire de Bayrou à l’élection présidentielle poserait une nouvelle donne constitutionnelle. En effet, un Président a besoin d’une majorité solide pour gouverner efficacement. Or, avec le système actuel de désignation des députés (scrutins majoritaires), c’est le bipartisme qui s’impose. M. Bayrou vante, à raison, les bénéfices d’une collaboration constructive entre droite, gauche (et, si possible, autour d’un centre dont il se verrait bien l’incarnation), comme cela se fait en Allemagne ou en Italie. Mais, parvenir à ce système impliquerait de revenir, au moins en partie, à un système de désignation à la proportionnelle des députés. C’est-à-dire au système de la IVe République, que le Général de Gaulle fustigeait comme étant le système des partis. Cohérent, M. Bayrou propose la proportionnelle. Mais celle-ci aurait des implications graves. Notamment, les électeurs voteraient pour une liste et n’auraient ainsi plus de député défini, comme c’est le cas pour les élections européennes. Or, il y a peu à parier que ce type de scrutin, qui impose de voter pour des partis plutôt que pour des hommes, soit à même de réconcilier les Français et la politique.

 

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